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Forts d’une culture arabo- musulmane bien ancrée au patrimoine local et d’un emplacement idéal entre orient et occident, les émirats arabes unis pallient à un vrai manque d’infrastructures culturelles en mettant en avant ces deux aspects incontournables. Il semble donc naturel que le premier projet censé symboliser la culture des émirats soit une mosquée.

A la fois lieu de culte et institution socio-éducative, une mosquée est au centre de la vie quotidienne d’une ville musulmane. De part son importance elle est aussi le lieu de toutes les beautés et prouesses architecturales. Ainsi la construction d’une mosquée si elle permet stricto sensu d’offrir un lieu de culte et de rassemblement aux musulmans du quartier ou de la ville est aussi un moyen de donner libre cours au génie des meilleurs artisans, architectes, ouvriers et ingénieurs contemporains du projet.

 

Une mosquée symbole

 

Lorsque Cheikh Zayed décide la construction de cette grande mosquée les objectifs du projet sont très clairs. Intégrer un lieu de culte symbole de l’islam par excellence dans la capitale des E.A.U : Abu Dhabi, le plus grand et le plus riche des sept émirats. Et même si Abu Dhabi est déjà dotée de 200 mosquées aucune d’entre elle n’est ouverte aux non-musulmans. C’est donc ce qui fait la spécificité de cette mosquée ouverte aux musulmans ainsi qu’aux non-musulmans. Dans un émirat ou 80% des habitants sont des expatriés et où convergent des touristes du monde entier, l’opportunité de mettre en place un espace d’échanges inter-religieux et inter-culturel motive à en faire un lieu incontournable et ultra symbolique dès sa construction même. Est alors imaginé  une mosquée mêlant prouesses techniques modernes et détails d’architectures traditionnelles venus de tout le monde islamique.

Les travaux débutent assez lentement en 1995. En 2001 une société de construction britannique rejoint le projet ce qui améliore l’avancée des travaux. La mort du Cheikh Zayed en 2004 marque un léger coup d’arrêt à la construction mais son fils et successeur Khalifa ben Zayed al Nahyane reprend finalement le projet en main et en fait sa priorité. Il a en effet pour objectif d’en faire un monument à la mémoire de son père. Le projet prend une grande envergure. Son caractère international et les ambitions de ses constructeurs en font alors un des projets les plus monumentaux et impressionnants du début du XXIème siècle! Réalisée sur un terrain de plus de 22 000 mètres carrés surélevés artificiellement, cette mosquée dépasse tous les records à chaque étape de sa construction. De plus, même si elle est réalisée dans un style traditionnel cette mosquée-monument est le fruit d’un travail international. Les meilleurs talents, outils et matériaux du monde entier ont en effet été mis à profit pour faire de cette mosquée la plus belle mosquée du monde.

 

Un projet international

 

Le projet de construction prend alors la forme d’une gigantesque et couteuse chasse au(x) trésor(s) mondiale. Le marbre qui recouvre la structure d’acier et de béton ainsi que les 17 080 mètres carrés de la cour centrale est issu des carrières de Carrare, en Italie. Il est réputé pour être l’un des marbres les plus blancs du monde. La salle principale est elle aussi revêtue de marbre blanc venu cette fois ci de Macédoine. L’intérieur de la mosquée est lui recouvert de 12 100 panneaux de moulures en gypse et fibre de verre sculptés cette fois par des artisans locaux aidés de machines informatisées. Les pierres semi-précieuses incrustées dans les 1048 colonnes sont elles aussi l’oeuvre de l’artisanat local. Voulue somptueuse, la décoration intérieure de la mosquée a nécessité elle aussi de faire appel aux plus grands talents de l’orient et de l’occident. Suspendu au grand dôme le lustre principal du monument est l’un des plus grand lustres du monde. Il pèse en effet plus de douze tonnes et mesure dix mètres de diamètre pour quinze mètres de hauteur. Construit et assemblé à Munich en Allemagne, ses plaques de verre incrustées de cristaux Schwarovski ont été réalisées en Autriche. Ce lustre venu d’Europe éclaire alors majestueusement le plus grand tapis du monde qui tapisse de ses 5627 mètres carrés le sol de la salle de prière principale. La réputation des tapis persans n’étant plus à faire, c’est donc l’artiste iranien Ali Khaliqi qui dessine les motifs de cette oeuvre finement tissée par 1200 ouvrières iraniennes. Pesant 47 tonnes il participe à cette liste de records établis par l’équipe d’ingénieurs, architectes, ouvriers qui à travers différents continents ont au fil des années de travaux construit la réputation de ce monument devenu aujourd’hui une étape touristique incontournable pour tout visiteur musulman ou non musulman des émirats.

 

 Lire la suite :  La mosquée Cheikh Zayed 2 / 2 : entre tourisme et dialogue inter-religieux  

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